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Babelicot, l’entretien avec Eléonore Faucher

A propos

Ouvre-moi ta porte, blog d’idées positives, de réflexions sur notre monde. Histoires de gens ordinaires qui font leur part pour construire un monde plus durable, plus résilient, plus chaleureux. Portraits, reportage, chroniques de lecture et de films.

 

Virginie Le Gall – Julie Lefèvre

 

Identité visuelle : Marion Lemonnier

 

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Eléonore, si tu devais te présenter en quelques mots ?

Fan(es) de légumes bien sûr !

 

Comment avez-vous trouvé ce nom si « coco » et ce logo si chou ?! (Oui : Babelicot m’inspire !!)

Je réfléchissais depuis un moment, je cherchais à dire pleins de choses (bocal, local, bio, bébé) mais je ne voulais pas un nom composé, je voulais que ça claque ! Et puis ce nom a jailli d’un coup, sans prévenir ! Il ne sortait pas de nulle part, il vient d’une histoire pour enfants qui s’appelle le Pépin de Babelicot. Je raconte un peu cette histoire sur le blog d’ailleurs.
Bref, comme je suis (si peu) têtue, ce nom est devenu le nôtre !

Pour le logo, j’avais envie de travailler avec Fanny de FMPP Studio, qui est designer textile. Je voyais bien un motif, un univers proche de celui du textile. Bref, on a bien pris le temps de discuter avec Fanny, et lorsqu’elle nous a proposé ce logo, on n’a pas hésité une seconde ! Nous adorions son côté graphique, simple et coloré !

 

Quel parcours professionnel as-tu suivi avant d’accoucher de ce beau bébé qu’est ton entreprise ?

Je suis ingénieur agronome, ce qui veut dire que je m’intéresse à tout ce qui touche à l’agriculture. Dans mon cas, ce qui me touche c’est l’alimentation et les hommes.
J’ai travaillé pendant 7 ans à Prince de Bretagne, au service marketing, à faire la promotion des légumes bretons dans toute l’Europe, découvrir la production, la valoriser, en favoriser la consommation… Je suis tombée amoureuse des légumes ! Et je m’occupais de toute la communication sur le développement durable : la filière des légumes bretons est primordiale, au point de vue économique social et environnemental et ma spécialisation en économie rurale m’interdisait de ne pas m’en soucier !
Et c’est ainsi, par la filière et par les hommes, que Babelicot a mûri !

 

Comment t’est venue cette sensibilité au « bien manger » ?

Houla, c’est presque de l’ordre de l’inconscient ! Chez mes parents, tout était toujours cuisiné maison, simplement, tous les jours. Quand j’ai pris mon indépendance, il m’a semblé impossible de faire autrement. Après, je ne suis pas la police, et je mange comme tout le monde du fast food occasionnellement ! Mais, c’est vrai que ma mère m’a transmis une sensibilité aux bons produits, frais, en petite quantité… et qu’avec 7 ans dans la filière légumes, je connais parfaitement leur saisonnalité, et j’ai développé de nombreuses astuces de cuisine pour tous les jours.

 

Qu’est-ce qui t’a poussée à sauter le pas pour entreprendre ?

Il fallait bien quelqu’un pour monter ce projet ! Et justement, Benjamin et moi avions exactement les compétences nécessaires. 🙂

 

Suivre son intuition : c’est souvent une excellente conseillère, pour dire oui comme pour dire non aux idées, les siennes et celles des autres !

 

Ca fait quoi de travailler en équipe avec son homme ?

Moi je trouve ça plutôt pas mal. On fonctionnait déjà comme une équipe dans notre couple, donc naturellement nous avons décidé de nous répartir les tâches et de nous faire confiance. On connaît nos points forts et faibles ! Et comme on a la même formation, on partait vraiment sur un pied d’égalité.
Du point de vue de l’organisation de la maison, on se débrouille pour que celui qui commence tôt finisse tôt aussi et gère les enfants pendant que celui qui les a gérés le matin termine plus tard… Au moins, on a les mêmes contraintes et on arrive mieux à gérer ça que quand nous avions les contraintes de 2 boulots (réunions tardives, déplacements…)

 

Quelles valeurs défendez-vous à travers Babelicot ?

L’agriculture bio, locale, le goût, la consommation des légumes : pour moi c’est le coeur de l’assiette, le reste n’est qu’accompagnement ! Et bien sûr, la lutte contre le gaspillage alimentaire, qui commence dès le champ.

Photographies : Julie Lefèvre

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